Préparer sa reconversion
La plupart des reconversions échouent non pas sur le choix du métier, mais sur ce qui n'a pas été regardé avant : le budget, le temps, et l'accord des gens qui vivent avec vous.
Commencer par ce qu'on veut arrêter
La question « quel métier faire ? » est celle qui bloque le plus de monde, parce qu'elle demande une réponse qu'on n'a pas encore. La question « qu'est-ce que je ne veux plus jamais revivre au travail ? » se répond immédiatement, et elle élimine plus de la moitié des pistes.
On part donc de là. Les horaires, le trajet, le type de hiérarchie, le fait d'être seul ou en équipe, le degré d'imprévu supportable. Cette liste est personnelle et elle ne se devine pas : c'est votre expérience qui la fournit.
Ce n'est pas un bilan de compétences officiel, et je ne délivre aucune attestation. C'est un travail de clarification qui peut précéder un bilan, ou en corriger les conclusions quand elles ne vous ressemblent pas.
Les questions dans l'ordre
L'ordre compte plus qu'on ne croit. Choisir un métier avant de connaître son plancher financier revient à choisir une maison avant de savoir son budget.
- 1De combien avez-vous besoin, réellementPas votre salaire actuel : le montant en dessous duquel votre foyer ne tient pas. Ce chiffre change tout le reste.
- 2Combien de temps pouvez-vous tenirSix mois sans revenu et deux ans à revenu réduit n'ouvrent pas les mêmes portes. La durée est une contrainte, pas un détail.
- 3Qui décide avec vousUn conjoint, des enfants, un crédit. Une reconversion décidée seule et subie par la maison tient rarement.
- 4Ce que vous savez déjà faireVos compétences réelles, pas votre intitulé de poste. C'est presque toujours là que se trouve le raccourci.
- 5Une première marche, pas le sommetUne formation courte, un essai, une mission. Tester coûte moins cher que se tromper en grand.
Ce que je ne fais pas
Je ne vous trouve pas d'emploi et je ne suis ni un service de placement, ni un organisme de formation. Je ne connais pas votre secteur mieux que vous, et je ne prétendrai pas le contraire.
Ce que j'apporte est le temps et les questions que personne ne vous pose : ni votre entourage, qui a un avis, ni un recruteur, qui a un intérêt. Pour les démarches administratives, le Forem et votre guichet d'entreprise sont les bons interlocuteurs.
Si la décision de partir n'est pas encore prise, commencez plutôt par la perte de sens au travail : on y sépare la mauvaise période de l'inadéquation de fond.
Ce qu'on me demande avant de se reconvertir
Le coaching remplace-t-il un bilan de compétences ?
Non. Un bilan de compétences est un dispositif encadré, avec des outils et une restitution écrite. Le coaching travaille en amont ou en aval : clarifier ce que vous voulez arrêter, ou relire des conclusions de bilan qui ne vous parlent pas.
Faut-il déjà avoir une idée de métier ?
Non, et c'est fréquent d'arriver sans aucune piste. Commencer par ce qu'on refuse de revivre est plus efficace que chercher une vocation. Les pistes apparaissent en général une fois le champ réduit.
Et si je découvre que je veux rester ?
Cela arrive souvent, et ce n'est pas un échec. Beaucoup de gens découvrent qu'ils ne veulent pas changer de métier mais de conditions : d'horaires, d'équipe, de périmètre. Cette conclusion vaut autant que l'autre.
Faire le point avant de vous engager
Une heure pour poser les contraintes réelles. C'est souvent ce qui manque pour décider.
Méthode BEV accompagne à Charleroi et dans le Hainaut, en présentiel ou à distance, uniquement sur rendez-vous.